Sur la route des producteurs normands

Terre d’inspiration, la Normandie et plus particulièrement le calvados, attire de nombreux artisans, producteurs ou artistes alliant savoir faire et spécialités qui font la renom de cette belle région. Fromage, Andouille cidre ou encore calvados sont un régal pour nos papilles !

Faisons un tour d’horizons des produits phares normands.

Les fromages :xdecouverte-fromage-aop-de-normandie.jpg.pagespeed.ic.9eB21uOozm

Le camembert, l’un des noms les plus célèbres de la fabrication du fromage français, serait né en Normandie en 1791 sur la ferme de Marie Harel. Comme pour la majorité des fromages français, le nom de Camembert porte le nom de son village de naissance. Le camembert est véritablement devenu un symbole national pendant la Première Guerre mondiale lorsqu’il a été inclus dans les rations données aux soldats. l’AOP « Camembert de Normandie », signifie simplement qu’un fromage a été fabriqué en Normandie mais n’est pas un signe particulier de qualité.

Le Livarot, du même nom que le village situé dans le Pays d’Auge en Normandie, est un autre fromage de vache rond mais plus fort et plus dense que le camembert. Alors que le camembert, même fort et mûr, est riche et crémeux, le Livarot peut avoir un goût plus mordant . Le Livarot AOP est attaché avec trois bandes de papier de jonc ou de jonc, comme les rayures d’un colonel, c’est pourquoi il porte aussi le surnom de Le Colonel.

Le Pont l’évêque Ce fromage est produit dans la région autour de la ville de Pont-l’Eveque depuis le 12ème siècle et déjà exporté vers d’autres régions au 17ème siècle, Le Pont-l’évêque est un fromage carré,  à pâte molle avec une croûte brossée ou lavée. Bien que Pont-l’Evêque AOP puisse parfois sentir fort, il est relativement doux comparé au Livarot et à un Camembert mûr.

Le Neufchâtel peut se présenter sous forme de carrés ou de bûches, mais il est le plus souvent produit dans sa version en forme de cœur. Il provient d’une zone très localisée autour de la ville de Neufchâtel-en-Bray en Haute Normandie. Parce que sa zone est plus localisée, le Neufchâtel a une production plus faible que les trois autres fromages et est le moins connue. Le Neufchâtel AOP est fabriqué depuis le 11ème siècle, le fromage est crémeux et lisse et peut être savoureux à la fois jeune et correctement vieilli. Bien que l’odeur devienne naturellement plus prononcée avec l’âge, elle est généralement légère comparée au Camembert et certainement comparée à Livarot.

Ma sélection de producteurs : Fleurons du Plessis avec un savoir faire authentique, la ferme Martin pour ces Pont l’Evêque connus et reconnus puisque cela fait 4 ans qu’ils gagnent le concours des meilleurs formages du même nom. L’historique Lanquetot talent qui se transmet depuis 1890 et biensur la fromagerie Graindorge

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La cave normande

Le Cidre : L’histoire du cidre a débuté en Normandie au XVème siècle avec le remplacement progressif des vignes par des pommiers. C’est à partir de cette époque que le cidre obtient ses lettres de noblesse grâce à l’action de Guillaume Dursus seigneur de Lestre, gentilhomme Navarrais, devenu seigneur de ce lieu par la faveur de Charles VIII. C’est lui qui amena de Biscaye de nouvelles espèces de pommier, bien supérieurs à ceux poussant en Normandie, apportant ainsi au cidre Normand une grande renommée qui peu à peu chassa la bière et le vin des chaumières Normandes. Il existe plusieurs types de cidre et chacun d’eux développe une identité différente, certains sont plus acides, plus amers, plus moelleux, et d’autres plus rustiques.  Ainsi lors des étapes d’élaboration du cidre, c’est l’avancée de la fermentation qui va en déterminer sa nature : cidre doux, cidre demi-sec, cidre brut.

Le Poiré : Le poiré est une boisson qui était déjà consommée au 17eme siècle dans la province de Normandie. Issu du même savoir faire et de la même recette traditionnelle du cidre, les normands utilisent du jus de poires à cidre de différentes variétés. Le poiré se caractérise par sa belle robe jaune pâle et son effervescence délicate. cette boisson fruitée et rafraichissante est délicieuse à l’apéritif où elle peut se marier avec une crème de cassis.

Le calvadosAlcool noble et raffiné, les secrets d’élaborations du Calvados se transmettent de génération en génération depuis le XVI ème siècle en Normandie. Il n’est pas qu’une simple eau de vie, le Calvados est l’emblème de la culture Normande depuis plus de cinq siècles et incarne à lui seul toute la richesse et la complexité de ce terroir d’exception.Il existe plusieurs familles de calvados dont chacune d’elle dispose de particularités gustatives uniques qui sauront combler toutes les préférences C’est dans des fûts du chênes centenaires, au contact du bois et grâce aux assemblages minutieux du maître de chais que le Calvados développe lentement et tout au long de son vieillissement de nouvelles notes et de nouveaux arômes.

Ma sélection de producteurs : le légendaire Le pères Jules, Maison fondée en 1919, est producteur fermier de Cidre Pays d’Auge, Pommeau de Normandie, Calvados. L’incomparable Christian Drouin père et fils, la passion du calvados.

L’épicerie sucrée/ salée

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L’andouille de vire : On ne présente plus cette grande spécialité du pays Virois: l’andouille est la marque de fabrique de la ville, son écusson, ses insignes. Déjà au XVIII° siècle, l’andouille faisait partie du patrimoine gastronomique de la ville du bocage. Cette spécialité est préparée à partir de l’appareil digestif du porc et mis à fumer pendant six à huit semaines. L’andouille de Vire est ensuite trempée, ficelée et cuite à l’eau pendant trois ou quatre heures. . A déguster en apéritif, en entrée, froid en tranches sur du bon pain légèrement beurré, ou chaud.

Les tripes à la mode de Caen : plat traditionnel et incontournable de la gastronomie Normande. La recette « Tripes à la Mode de Caen » est devenue une institution. L’origine de la tripe se perd dans la nuit des temps. On dit de la tripe qu’au XIII° siècle, on en trouvait la trace et on attribue la recette des tripes à la mode de Caen au moine Sidoine Benoît, ancien cuisinier de l’Abbaye-aux- Hommes à Caen, qui donna aux tripes, le premier, ses lettres de noblesse. Ce plat gouteux fit alors le tour des abbayes françaises pour se retrouver encore de nos jours, à la table des consommateurs.

La teurgoule, ou torgoule, véritable produits du terroir normand, est un dessert à base de riz et de lait qui cuit longuement au four (voir la recette de la teurgoule) dans un plat traditionnel à teurgoule.  L’origine du mot teurgoule, « se tordre la goule, la tête » en Normand, a quant à lui plusieurs explications. Mangée encore chaude, la teurgoule fait tourner la tête ou bien est-ce le goût de la cannelle, épice inconnue, qui « tord la goule » du Normand.

Le caramel d’isigny : Vous connaissez certainement son bon goût de beurre et de lait ainsi que son côté un peu collant que l’on aime tant, L’histoire raconte  que la création du caramel serait due  aux Arabes, au VIIème siècle. Après l’invasion de la Perse, ces derniers gagnèrent et s’approprièrent la culture de la canne à sucre. Ils mirent peu de temps à découvrir comment extraire le sucre, le purifier et le cuire pour obtenir du caramel. Le mot « caramel » viendrait donc de l’arabe « Kurat Al Milh ». Mais si le caramel est connu depuis très longtemps, sa transformation en bonbon est le fruit d’une idée géniale : au sucre, l’on décida d’ajouter des produits laitiers (lait, beurre ou crème). Depuis le XVIème siècle, la région d’Isigny-sur-Mer est particulièrement spécialisée dans la production de beurre et de crème. Puis dans les années 1930, l’idée vint de produire des confiseries utilisant ces produits laitiers locaux. Les caramels d’Isigny étaient inventés.

Ma sélection de producteurs : les tripes de Michel Ruault, un savoir faire qui perdure depuis plus de 50 ans. Andouille Asselot  doit sa renommée à une fabrication artisanale issue d’un savoir-faire du XVIII éme et pour ceux qui ont la flemme de faire la teurgoule eux-mêmes, faites un tour à la ferme de la chouquerie

images-10Les produits de la mer :

L‘huître normande : L’huître de Normandie est élevée en pleine mer (et non en parc réservé), sur le littoral, principalement de la Côte de Nacre à la Baie du Mont-Saint-Michel. La région se prête à la culture de l’huître car elle bénéficie des plus fortes marées d’Europe (jusqu’à 14 mètres d’amplitude).  les huîtres de Normandie se nourrissent du plancton abondant et varié qui prospère dans ces eaux fortement brassées. Trois à quatre années sont nécessaires pour obtenir une huître de qualité. 

La coquille Saint-Jacques est l’espèce emblématique de la pêche de Normandie.Elle y fait vivre près de la moitié des navires de pêche côtière, essentiellement de moins de 16m, a tel point que la Normandie est la première région française de pêche de coquille Saint-Jacques ! La coquille Saint-Jacques est hermaphrodite. Sa glande génitale, appelée corail en gastronomie, est constituée de deux parties : l’une mâle, blanc ivoire (à ne pas confondre avec le pied) ; l’autre femelle, rouge orangé.

Les moules ramassées sur les rochers du bord de mer aux alentours de Barfleur au XIXème siècle, c’est au début des années 1960 que démarra la pêche en pleine mer des Moules de Barfleur. Traditionnellement pêchées par des petits bateaux effectuant des marées très courtes (quelques heures), les Moules de Barfleur sont récoltées jusqu’à 50 m de fond, sur les 5 gisements naturels de moules sauvages situés à l’Est Cotentin ; soit du Nord au Sud : Barfleur, Réville, Moulard, Ravenoville et Grandcamp

Ma sélection producteurs : La calvadorienne dernière née des zones ostréicoles en Normandie, la Calvadosienne vous fait découvrir ses parcs à huîtres et son atelier lors d’une visite guidée. pour la coquille Saint-Jacques je vous recommande la fête de la coquille saint Jacques qui a lieu tous les ans en octobre (les 20 et 21 à Ouistream et les 27 et 28 octobre à Villers sur mer.à

Allée,  venez vous régaler en Normandie et laisser vous tenter par toutes ses saveurs, et si vous si vous connaissez des producteurs sur lesquels nous pouvons compter, n’hésitez pas, partager ! profitons la vie est belle

l'art d'être ailleurs

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J'aime tout ce qui me nourrit : manger, lire, rire, regarder, écouter... ressentir

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